17/02/2011

Cloud washing : ne venez plus me voir

Cela fait des années que je pousse les entreprises à adopter les solutions du Cloud Computing. Des années pendant lesquelles j'ai entendu la mêm rengaine : sécurité, fiabilité, dépendance, fiabilité de l'éditeur, localisation des données, blablabla

Ceux qui me connaissent savent qu'il n'y a pas de concession à attendre de ma part sur mes convictions. C'est ainsi que j'ai implémenté des solutions Cloud dès que j'ai commencé en tant que décideur, C.I.O, après les avoir recommandé en tant que consultant.

Quel bilan après 2 ans 1/2 de Intuit Quickbase et 1 an 1/2 de Google Apps, pour respectivement 700 et 2500 personnes ?

  • Sécurité : nous n'avons à ce jour déploré aucun sinistre. Nous avons même la possibilité de rendre l'accès à Google Apps quasiment impossible grâce à l'authentification forte récemment déployée.
  • Fiabilité : avec Google, quasiment aucun problème à déplorer. Avec Intuit, un passage à vide l'an dernier s'est traduit par 2/3 jours d'indisponibilité. Ce qui est énorme, mais n'a eu aucun impact business dans mon cas
  • Dépendance : quelle est la différence entre la dépendance à un offreur qui vit de la qalité jour après jour de sa prestation, dans un environnement concurrentiel ou migrer vers une autre solution st quasiment gratuit ? Les éditeurs avec qui nous avons des contrats de licenses nous maltraitent bien plus lorsqu'il s'agit d'étendre le périmètre des licenses à de nouveaux utilisateurs. La transparence des prix du Cloud a au moins cet avantage par rapport aux pratiques des éditeurs qui se rapprochent plus du racket que de la collaboration. (J'ai les noms des voleurs si vous le souhaitez)
  • Fiabilité de l'éditeur : ce n'est pas un problème si vous vous adressez aux grosses solutions du web. Vous n'aurez pas plus de migraitons que celles imposées par l'arrêt de la commercialisation d'une solution suite à un rachat. Tiens, ça ressemble à ce qu'il m'arrive avec Sun Identity Server suite au rachat par Oracle. (encore eux ?)
  • Localisation des données : une société mondiale héberge la plupart du temps ses données de type email à 1 seul endroit. La problématique de la location est réellement identique, car elle ne peux en aucun cas être répartie en fonction des lois des pays. Ce qui est vrai pour le siège devient faux pour une filiale. Il faut donc faire "avec".
Je suis donc totalement satisfait de mes choix. Ils sont moins confortables que si j'avais la complète maîtrise des changements de version, de la roadmap, de la locaiton des données, de la sécurité etc... Mais il sont bien plus efficaces :
  • Coût nettement inférieur aux solutions in-house
  • Exploitation 24/7
  • Administration aisée, mes enfants sauraient le faire
  • Accessibilité mondiale
  • Infrastructure sécurité bien plus performante que ce que je pourrais faire dans mon entreprise
  • Disaster Recovery Plan bien meilleur que ce que je pourrais faire. Et tout est compris.
  • Et surtout : des utilisateurs utilisant toujours la dernière version du logiciel, une informatique généralement conçue en self-service, flexible, rapide.
Maintenant, tout le monde en parle. Cloud public, cloud privé (foutaise), cloud washing. Everything I do is "cloud".
La dernière solution que j'ai eue à évaluer, se disant SaaS, s'adressant aux équipes de paie d'une part, et à tous les employés d'autre part, nécessite l'installation d'un client ICA (Citrix) pour accéder à travers un VPN SSL aux serveurs de l'éditeur. Et l'installation d'ActiveX sur le portail employé. De qui se moque t'on ?

Editeurs, si vous me lisez, la prochaine fois que vous venez me présenter ce genre de solution en vous prétendant Cloud ou SaaS, vous repartirez avec le goudron et les plumes. Ca ne me fait plus rire, en 2011, d'avoir à perdre mon temps avec des éditeurshas been qui ne maîtrisent même pas les technologies.

Le précédent éditeur qui m'a appelé sur ce domaine, avait trouvé intéressante ma présentation sur le Cloud lors d'une conférence, et voulait me présenter ses solutions sécurité à base de VPN SSL. Avait-il écouté ? Avait-il compris ?

Après 2 ans 1/2 du côté Informatique d'Entreprise, je peux vous le confirmer : la plupart des éditeurs livrent des produits mal conçus, mal codés, pas scalables, lents, nécessitant des ressources anormalement élevée, ajoutant plein de contraintes sur le poste de travail.

Chez moi, c'est le cas de l'ERP : son frontal Web ne tient même pas 50 utilsateurs par serveur. Une 'application' (l'accès à un module donné), met 10 à 30 secondes à s'afficher. Lorsque le temps de latence du réseau est supérieur à 300 ms (le cas d'utilisateurs au Brésil pour des serveurs en France par exemple), la performance est extrêment dégradée.

Chez moi, cest le cas de la conso financière. Elle ne fonctionne qu'avec IE. Elle nécessite un paramétrage d'IE qui est incompatible avec l'usage de l'ERP. Sa performance est catastrophique. Certains rapports, un peu lourds, s'affichent en 1 minute en client lourd et en 30 minutes en client web.

Ces deux dernières solutions appartiennent aux plus gros éditeurs de la planète. La liste est longue. La coupe est pleine. Les mêmes se permettent de nous facturer une maintenance à >20%. Du racket.

La liste est longue. La coupe est pleine.

Si tu es commercial ou technique éditeur, et que par hasard, tu consultes ce blog avant de venir me voir, si tu n'es pas certain des qualités techniques de ton logiciel, annule, ça nous évitera de perdre du temps.

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